BLOCK

Doctoral Practice Research 2015 - 2019

Gentrification; Precarity; Turbulence; Architecture of Theatre; Proximity; Kinesthetic Empathy;
Third Space Thinking; Virtuosity; Funding; Sponsorship; Mentorship; Dominant Canons; Choreopolicing; Choreopolitics

Description of BLOCK in Performance

Blogger Leonie Higgins attended several BLOCK rehearsals and watched the performances on film.
After the BLOCK project performance at Cambridge Junction on 16 November 2015 she wrote this review, which she posted on 28 November 2015:

Now the audience sit on mattresses on four sides of the performance space at Cambridge Junction, waiting for the performance to start. They are squeezed together, and they look uncomfortable. Some have opted for the cross-legged position; others have pressed their knees together, clinging onto them in a bid to take up less space. My lower back twinges in sympathy. In the stage in the middle are three more mattresses, made up like proper beds.

The lights dim. A clock ticks loudly, interrupted periodically by an industrial-sounding crunch. The dancers move into the space in a tangle of arms and legs like one being, or like a machine. They keep nearly being separated but finding each other again, clinging on until, finally they are torn apart. Each of them is all alone.

They are whirled about the space. The violence of the movement looks like a shipwreck, like they’re lost underwater and at the mercy of the waves. Jordan, Josh and Christina are washed up onto the mattresses, while Lisa is still tumbling in the shallows.

For some reason The Tempest springs into my mind as I think of the shipwreck and the exile. Perhaps it is something about how small and vulnerable their humanity looks, each alone on their tiny island. The audience are small as well, crouching hopefully on their mattress rafts. The people on stage are performing exile and isolation, while the audience sit in a dark, unfamiliar room, squashed up with strangers, waiting to see what will happen next.

Throughout the performance the characters played by Jordan, Josh and Christina try to express their loneliness. They use language to bridge the gap between their lost selves and the onlookers, attempting to be reasonable, rational, even funny, but their anger and fear spills hopelessly over. Sometimes it spills over in words, like when Jordan is trying to talk about peaceful protest, setting a good example and writing letters to his MP, but then quietly (almost cheerfully) reveals that he would ‘top himself’ if it wasn’t for his kids.

WATCH THE FULL 2015 PERFORMANCE BELOW

Description de BLOCK en spectacle

La blogueuse Leonie Higgins a assisté à plusieurs répétitions de BLOCK et a visionné les représentations en vidéo. Après la représentation du projet BLOCK au Cambridge Junction le 16 novembre 2015, elle a rédigé cette critique, qu’elle a publiée le 28 novembre 2015 :

Le public est désormais assis sur des matelas disposés aux quatre coins de l’espace scénique du Cambridge Junction, attendant que le spectacle commence. Les spectateurs sont serrés les uns contre les autres et semblent mal à l’aise. Certains ont opté pour la position en tailleur ; d’autres ont serré les genoux l’un contre l’autre, s’y agrippant dans l’espoir de prendre moins de place. Je ressens une douleur au bas du dos par solidarité. Sur la scène, au centre, se trouvent trois autres matelas, préparés comme de véritables lits.

Les lumières s’éteignent. Une horloge fait tic-tac bruyamment, interrompue périodiquement par un craquement aux sonorités industrielles. Les danseurs envahissent l’espace dans un enchevêtrement de bras et de jambes, tels un seul être, ou une machine. Ils sont sans cesse sur le point d’être séparés, mais se retrouvent sans cesse, s’agrippant les uns aux autres jusqu’à ce qu’ils soient finalement déchirés. Chacun d’entre eux se retrouve seul.

Ils sont balayés à travers l’espace. La violence du mouvement fait penser à un naufrage, comme s’ils étaient perdus sous l’eau et à la merci des vagues. Jordan, Josh et Christina sont rejetés sur les matelas, tandis que Lisa continue de culbuter dans les eaux peu profondes.

Pour une raison que j’ignore, La Tempête me vient à l’esprit lorsque je pense au naufrage et à l’exil. C’est peut-être parce que leur humanité semble si petite et vulnérable, chacun seul sur son minuscule îlot. Le public est lui aussi minuscule, accroupi avec espoir sur ses radeaux de matelas. Les personnages sur scène incarnent l’exil et l’isolement, tandis que les spectateurs sont assis dans une salle sombre et inconnue, serrés les uns contre les autres avec des inconnus, attendant de voir ce qui va se passer ensuite.

Tout au long de la représentation, les personnages incarnés par Jordan, Josh et Christina tentent d’exprimer leur solitude. Ils utilisent le langage pour combler le fossé entre leur moi perdu et les spectateurs, s’efforçant d’être raisonnables, rationnels, voire drôles, mais leur colère et leur peur débordent irrémédiablement. Parfois, cela se traduit par des mots, comme lorsque Jordan tente de parler de manifestation pacifique, de donner le bon exemple et d’écrire des lettres à son député, avant de révéler tranquillement (presque joyeusement) qu’il « se suiciderait » s’il n’y avait pas ses enfants.

Choreodramaturg: Paul Sadot

Artist-Dancers: Jordan Douglas & Joshua Nash

Writing: Martin Stannage & Paul Sadot

Filming & Editing: Alice Underwood Films